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Guide par spécialité6 min de lecture

Trouver des clients pour un cabinet de recrutement informatique

En bref

Un cabinet informatique vend là où un poste technique résiste : l'entreprise a une offre ouverte, un manager qui attend et un vivier où elle ne sait pas aller chercher. En prospection, cela veut dire écrire au responsable technique qui porte le recrutement (CTO, VP Engineering, DSI, engineering manager) plutôt qu'à la RH, avec un message qui nomme le poste et la pile. Reste à savoir à qui l'on s'adresse selon la taille de l'entreprise, et surtout contre quoi le client vous compare : une ESN, un freelance, la cooptation.

Sommaire
  1. Où le besoin est-il vraiment solvable ?
  2. Qui décide, selon la taille de l'entreprise ?
  3. ESN, freelances, cooptation : contre qui êtes-vous comparé ?
  4. Le premier message à un CTO
  5. Les objections qu'on entend en informatique
  6. Quand prospecter ?
  7. Régler Odyn pour une cible technique
  8. Questions fréquentes

Où le besoin est-il vraiment solvable ?

Selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre 2025 de France Travail, 62 % des 22 666 projets de recrutement d'ingénieurs et cadres d'étude, de recherche et de développement en informatique et télécoms sont jugés difficiles par les employeurs, contre 50 % pour l'ensemble des métiers (résultats BMO 2025). Le volume de projets, lui, a reculé d'environ 8 000 sur un an. Le marché est donc à la fois tendu et plus étroit qu'un an plus tôt : moins de postes, mais plus difficiles à remplir.

Difficile à pourvoir ne veut pas dire prêt à payer des honoraires. Un employeur se tourne vers un cabinet quand son offre a épuisé ses canaux et que le poste vide coûte chaque semaine : un projet décalé, une astreinte qui retombe sur deux personnes. L'Apec compte 12 690 offres cadres de développeur en 2025, mais la majorité vient des ESN, qui recrutent en continu pour revendre du temps de consultant (métiers cadres porteurs 2026). Ce volume ne dit rien de votre marché. Un éditeur de 80 personnes qui cherche son premier data engineer (métier en hausse de 10 % des offres cadres selon la même étude) est un meilleur prospect que cent offres d'une société de services.

Dans les offres auxquelles Odyn a écrit entre juin et octobre 2026, l'ancienneté de l'annonce n'a pas dessiné de tendance nette, alors que la candidature simplifiée LinkedIn (l'employeur reçoit lui-même les candidatures) et un recruteur nommé sur l'annonce allaient plutôt avec de meilleures réponses : le détail est dans le guide sur les entreprises qui recrutent. Ce ne sont que quelques mois de mesures, refaites chaque nuit.

Qui décide, selon la taille de l'entreprise ?

Dans une start-up ou une scale-up de moins de cent personnes, le CTO ou le fondateur technique décide seul. Dans un éditeur ou une PME de quelques centaines de salariés, le CTO ou le VP Engineering valide, l'engineering manager prescrit et la RH tient le process. Dans un grand groupe, une banque, une assurance, le besoin vient d'un directeur de domaine (data, infrastructure, applications) ou du DSI, mais le service acquisition de talents contrôle l'accès : il tient la liste des cabinets référencés et vous renverra vers elle. La cybersécurité fait exception, puisque le RSSI décide et parle souvent directement aux cabinets qui connaissent son métier.

Un cabinet indépendant a rarement sa place dans un panel de grand groupe. Écrire au directeur technique d'une entreprise de 150 personnes, qui n'a ni panel ni responsable des cabinets, donne un échange plus court et un honoraire moins discuté. Trouver le décideur qui recrute détaille comment remonter jusqu'à lui.

ESN, freelances, cooptation : contre qui êtes-vous comparé ?

L'ESN vend du temps de consultant, pas un salarié. Pour un manager pressé, une mission qui démarre dans trois semaines bat un CDI qui arrive dans quatre mois. Votre réponse tient dans la durée : le consultant part, le salarié reste et l'entreprise garde ce qu'il a appris. Le marché des ESN croît peu (environ 1 % en 2026 selon l'observatoire Numeum-Xerfi de juillet 2026, pour un numérique à +3 %, étude Numeum), et les DSI y regardent de plus près le coût d'un consultant sur un an. Une ESN peut aussi être votre cliente, mais elle a souvent sa propre équipe de sourcing et traite un cabinet comme un fournisseur de CV. Odyn la garde parmi les entreprises contactées par défaut ; si vous préférez l'écarter, vous le dites dans le champ d'exclusion de votre cible, par exemple « sociétés de services informatiques ».

Le freelance joue sur le même terrain, avec un argument en plus : il se facture à la journée, sans honoraires. Le cabinet gagne sur les postes qui demandent de la continuité, une équipe à construire, un référent technique qui restera.

La cooptation est la concurrente la plus dure sur les développeurs seniors, parce que le meilleur candidat connaît quelqu'un dans l'équipe. Ne la combattez pas. Vendez ce qu'elle n'atteint pas : le profil qui ne connaît personne dans la boîte, le métier où l'équipe n'a pas de réseau, ou une troisième embauche quand les deux premières ont épuisé les contacts.

Le premier message à un CTO

Un manager technique reconnaît un message générique en une ligne. Nommez le poste, la pile, et ce que la vacance lui coûte. Ne demandez pas de mandat dans la première phrase.

Bonjour Karim, Je vois que vous cherchez un ingénieur DevOps senior (Kubernetes, AWS) depuis la rentrée. Mon cabinet travaille uniquement sur les profils cloud et infrastructure, qui répondent peu aux annonces. Si le poste est toujours ouvert, je peux vous présenter deux ou trois personnes que j'approche directement. Seriez-vous disponible jeudi pour un échange de dix minutes ?

Ni délai promis, ni chiffre, ni paragraphe de présentation. Sur LinkedIn, les managers techniques sont à l'aise avec une invitation courte suivie d'un message ; sur nos données, LinkedIn donne environ deux fois plus de réponses intéressées que l'email, qui renvoie surtout des refus (voir l'automatisation de la prospection LinkedIn). L'email garde sa place pour toucher le décideur qu'on ne trouve pas sur LinkedIn : l'email de prospection d'un cabinet en donne les règles.

Odyn : les offres d'emploi repérées dans la cible d'un cabinet

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Chaque jour, Odyn repère les entreprises qui recrutent dans votre spécialité, écrit aux décideurs depuis votre email et votre compte LinkedIn, relance, et vous passe la main dès qu'ils répondent.

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Les objections qu'on entend en informatique

« Nous avons déjà deux cabinets référencés. » Demandez s'ils ont des profils pour ce poste précis, et à quelle date : l'objection tombe si le poste est ouvert depuis des semaines. « Un freelance ferait l'affaire. » Rappelez poliment que le poste est permanent et que la connaissance du produit partirait avec lui. « Vos honoraires sont élevés. » Ramenez-les au coût d'un poste vide sur deux ou trois mois, pas au salaire annuel. Et à « envoyez-moi des CV », ne répondez pas par un lot de profils : proposez un cadrage de dix minutes sur la pile et la fourchette, puis une shortlist de deux ou trois candidats.

Quand prospecter ?

Peu de projets de recrutement informatique sont saisonniers : 2 % seulement selon le BMO 2025, contre 31 % pour l'ensemble des métiers. Les budgets se débloquent plutôt en début d'année et à la rentrée, avec un creux en août. Le meilleur moment reste celui de l'offre : écrire quelques jours après sa publication suffit, avant que le manager ait déjà reçu trois cabinets.

Régler Odyn pour une cible technique

Odyn part de l'offre d'emploi, repère la personne nommée sur l'annonce ou le décideur technique, rédige le message avec le poste et la pile de l'annonce, puis écrit depuis votre email et votre compte LinkedIn. Il écarte par défaut les offres publiées par d'autres cabinets ou agences d'intérim, qui ne sont pas des clients. Créez une cible par sous-spécialité (cybersécurité d'un côté, data de l'autre), plutôt qu'une cible « informatique » qui mélange les pratiques. Pendant les 3 premiers jours ouvrés, vous relisez chaque message ; ensuite, Odyn envoie seul après le délai que vous avez choisi, et s'arrête dès qu'un décideur répond. Les détails sont dans la page de l'agent IA de prospection, le prix (290 € HT par mois et par consultant) sur les tarifs. Pour la vue d'ensemble de votre développement commercial, le point de départ est le guide pour trouver des clients ; si votre cabinet couvre aussi la comptabilité, la prospection en finance a ses propres décideurs.

Questions fréquentes

Un cabinet généraliste peut-il se positionner en informatique ?

Oui, mais le premier message doit montrer que vous parlez le langage du poste. Choisissez une famille de métiers (cloud, data, cybersécurité) et montrez-la dans votre accroche. Un CTO ne répond pas à un cabinet qui « recrute dans tous les secteurs ».

Vaut-il mieux viser des start-up ou des grands comptes ?

Les structures de 50 à 500 personnes sont plus accessibles : le décideur technique est joignable, il n'y a pas de panel et la décision va vite. Les grands comptes paient bien mais exigent un référencement que peu de cabinets indépendants obtiennent par un message à froid.

Faut-il connaître la technique pour être crédible ?

Il faut savoir distinguer un SRE d'un développeur back-end, connaître l'écart entre Kubernetes et Terraform, et poser les bonnes questions au cadrage. Personne n'attend que vous écriviez du code, mais un manager décroche dès qu'il sent un cabinet qui confond Java et JavaScript.

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